Henri Ploquin (1924-2009) : De la terre à la brique.  De la brique aux P.T.T.
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  Table des matières

  1. Les mémoires de ma jeunesse


  2. Les premiers souvenirs de mon enfance


  3. Un autre souvenir de jeunesse


  4. Une aventure à l'âge de huit ans


  5. Un copain d'école


  6. Ma sortie d'école


  7. Mes premières fréquentations avec Simone


  8. Après notre mariage


  9. Ma nouvelle usine


  10. Ma première rencontre avec les P.T.T.


  11. Trois semaines à la Possonnière


  12. Un souvenir de facteur


  13. Histoire ou aventure dans un bureau de poste


  14. Montjean-sur-Loire


  15. Montfaucon-sur-Moine


  16. Rue de la Petite Planque, à Candé


  17. Un lièvre tombé en bonnes mains


  18. Mon départ à la retraite

  19.  
  20. Mot de la fin

  21.  
  22. Dessins originaux accompagnant mon récit

  23.  

Chapitre 3
Un autre souvenir de jeunesse


J'avais sept ou huit ans; mes parents m'avaient envoyé garder les vaches dans un champ, après les blés moissonnés, à deux kilomètres environ de la ferme.  Il faisait chaud, il y avait un peu d'orage et j'étais fatigué, si bien que je me suis couché sous un arbre et me suis endormi.  Quand je me suis réveillé, la nuit commençait à tomber et, à ma grande surprise, il n'y avait plus de vaches dans le champ, elles avaient pris la liberté.  Je suis rentré à la ferme sans vaches.  Mon père me demanda : « Où sont les vaches? » - « Elles sont parties je ne sais où. »

J'ai reçu un « bon savon » en terme angevin.  La nuit était venue, mon père est allé chercher les voisins et a formé trois équipes de deux, dont je faisais partie et chacune a pris une direction différente.

Quand il a été deux heures du matin, tout le monde est rentré, mais personne n'avait trouvé les vaches, après avoir parcouru au moins quinze kilomètres.  Quelle bonne nuit j'ai passée.

Le lendemain, vers neuf heures, un homme est venu dire à mes parents que les vaches étaient rendues tout près de Saint-Mars la Jaille, après avoir traversé le bois du Trillage, elles avaient bien fait dix ou douze kilomètres.  Il y avait un grand chemin vert qui coupait des Blandinières, tout près d'où étaient les vaches, vers la Favre, près de Saint-Mars.  Elles ont été perdues presque vingt heures.

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