Henri Ploquin (1924-2009) : De la terre à la brique.  De la brique aux P.T.T.
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  Table des matières

  1. Les mémoires de ma jeunesse


  2. Les premiers souvenirs de mon enfance


  3. Un autre souvenir de jeunesse


  4. Une aventure à l'âge de huit ans


  5. Un copain d'école


  6. Ma sortie d'école


  7. Mes premières fréquentations avec Simone


  8. Après notre mariage


  9. Ma nouvelle usine


  10. Ma première rencontre avec les P.T.T.


  11. Trois semaines à la Possonnière


  12. Un souvenir de facteur


  13. Histoire ou aventure dans un bureau de poste


  14. Montjean-sur-Loire


  15. Montfaucon-sur-Moine


  16. Rue de la Petite Planque, à Candé


  17. Un lièvre tombé en bonnes mains


  18. Mon départ à la retraite

  19.  
  20. Mot de la fin

  21.  
  22. Dessins originaux accompagnant mon récit

  23.  

Chapitre 18
Mon départ à la retraite


Fatiguant beaucoup et marchant difficilement, je demande ma retraite anticipée à l'âge de 59 ans.  On me l'accorde facilement.

Jusqu'à 60 ans, tout va bien financièrement.  Les P.T.T. me verrsent chaque mois mon traitement et cela jusqu'au 9 avril, veille de mes 60 ans.  Je reçois pour la période du 1er au 9 avril la somme de 147 Francs.

La Sécurité Sociale qui me prend en charge à la date du 1er mai ne m'a pas encore versé un centime et nous Sommes déjà au 1er octobre 1984.  Cependant, je reçois régulièrement une petite rente de la Caisse Agricole.

Ma vraie rente : quand viendra-t-elle? quel en sera son montant?  Je pense avoir réuni assez de trimestres pour finir ma vie avec une pension correcte et méritée.

Je perds déjà tout le mois d'avril puisque je suis du 10.  Les P.T.T. ne veulent plus entendre parler de moi, je leur ai pourtant rendu beaucoup de services.

En ville ou à la campagne, j'ai fait environ quinze mille maisons et 27 bureaux de poste, en vingt-six années.  Pourtant je n'étais pas capable de faire un facteur; je ne pouvais que rester auxiliaire.

J'ai passé six ou sept examens ou concours sans pouvoir être reçu.  Quand j'ai passé le dernier, j'avais cinquante-quatre ans.  Il était bien temps, après avoir quitté l'école à douze ans...

Je crois que l'administration des P.T.T. a été un peu dure pour moi, qu'elle a gagné des millions sur moi, par an.

Les dernières années, mes bulletins de paye étaient quand même de 332 000 F. anciens, le prix du SMIG.

J'aimais beaucoup mon métier.  J'étais encore plus heureux que de travailler en usine, malgré les soucis.

J'aimais parler avec les gens et je suis sûr que j'étais estimé de tous.  J'ai passé de bons moments.  J'adorais mon métier de facteur distributeur, et c'est pourquoi j'y suis resté aussi longtemps.

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